En raison d'un « ralentissement temporaire » le taux directeur demeure à 1.75%

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C’est ce qu’annonçait par communiqué La Banque du Canada hier 6 mars. Le ralentissement récent de la croissance économique est attribuable à l'incertitude entourant les politiques commerciales des États-Unis, à la chute des prix du pétrole ainsi qu'à la baisse des dépenses de logement et de consommation au pays.  « Les données récentes portent à croire que le ralentissement de l’économie mondiale a été plus prononcé et plus généralisé que la Banque l’avait prévu ». Cependant, le ralentissement de la croissance économique au Canada n'est que temporaire, précise le sous-gouverneur Timothy Lane dans le texte d'un discours qu'il devait prononcer mercredi à Washington.

 

DES HAUSSES DU TAUX DIRECTEUR EN 2019?

La banque a lancé un avertissement aux Canadiens, affirmant qu’ils doivent s’attendre à ce que la performance économique soit moins vigoureuse au cours des prochains mois. Elle prévoit même que ce ralentissement dure au moins un semestre.

« Il semble maintenant que la croissance de l’économie (...) sera plus faible au premier semestre de 2019 que la Banque l’avait prévu en janvier », en disant alors s’attendre à une croissance du PIB de 1,7 % en 2019.

« Étant donné l’incertitude accrue quant au moment des futures hausses de taux, le Conseil de direction surveillera attentivement l’évolution des dépenses des ménages, des marchés pétroliers et des politiques commerciales mondiales », conclut la Banque centrale canadienne.

Il y a donc très peu de chance qu’il y ait une augmentation du taux directeur pendant le premier semestre, mais la plupart des spécialistes c’était fait à cette idée, il en restait quelques-uns qui croyaient qu’il pourrait y avoir au moins une augmentation en 2019, maintenant, on peut en douter.

 

LA FIN DES ANNONCES PRÉVISIONNELLES DE LA BANQUE DU CANADA?

L'ancien gouverneur David Dodge, pense que La Banque du Canada, n’a plus à transmettre ses prévisions économiques.

Dodge, qui a travaillé pour la banque centrale de 2001 à 2008 et est maintenant conseiller principal chez Bennett Jones, a souligné que Poloz avait moins besoin de communiquer la trajectoire de la BdC dans sa politique future.

«Nous avons utilisé les prévisions prospectives comme un outil particulier issu de la récession de 2008. C’était un outil ayant un objectif très spécifique à ce moment-là », a déclaré Dodge dans un entretien avec BNN Bloomberg.

"Je pense que la leçon de l'histoire est qu'il ne faut pas trop ajuster la politique", a-t-il ajouté. «Vous commencez alors à avoir des problèmes et il y a donc un équilibre ici entre la prise en compte des variations trimestrielles, semestrielles ou annuelles de la conjoncture économique et l'évolution des taux d'intérêt.»

 

CONCLUSION

Les économistes tenteront toujours de prédire les variations du taux directeur. D’avoir des indicateurs clairs de La BduC rend cet exercice plus réaliste, même si les prévisions doivent toujours être réajustés d’une rencontre de la Banque du Canada à une autre. D’ici la fin 2019, il ne devrait pas y avoir d’augmentation ou aux pires, une vers la fin de l’année ce qui nous donne le temps de nous ajuster.

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