Oui les taux ont augmenté, mais il y a encore de l’espoir si l’on veut investir en 2018.

hypothèque 2018

Comme prévu, nous commençons l’année avec une augmentation des taux hypothécaires en raison de la banque du Canada qui a augmenté son taux directeur le 17 janvier dernier. Autre mauvaise nouvelle depuis janvier 2018, il est plus difficile d’emprunter en raison de nouvelles règles du BSIF qui demande qu’on se qualifie pour un taux supérieur au cas oùles taux continueraient d’augmenter. Et la plupart des spécialistes s’entendent que ce sera le cas en 2018. L’économie va toujours bien et le secteur de l’immobilier est toujours bien portant alors il y a encore de belles possibilités  ce secteur même lorsque vient le temps d’hypothéquer.

LE SECTEUR IMMOBILIER EN CROISSANCE EN 2017.

Un record de 82 639 ventes a été réalisé par l’intermédiaire du système Centris® des courtiers immobiliers. Pour un portrait complet de l’immobilier au Québec en 2017, consulter ce document PDF,  vous pouvez avoir des précisions pour votre région.

http://www.fciq.ca/pdf/bar/201704-bar-province.pdf

résultats immobiliers 2017

 

LA CROISSANCE DES VENTES EN IMMOBILIER DEVRAIT CONTINUER EN 2018 SELON LE DIRECTEUR DES CHAMBRES IMMOBILIÈRES DU QUÉBEC.

« Le marché de la revente connaîtra une nouvelle hausse d’activité, de l’ordre de 3 %, et fracassera ainsi pour la toute première fois le seuil des 85 000 transactions au Québec. »

 augmentation des taux hypothécaires en 2018

LES HYPOTHÈQUES EN 2018

Toujours selon le ce rapport du directeur de la Fédération des chambres immobilières du Québec, les nouvelles règles imposées pour les emprunts hypothécaires ne disqualifierons qu’un nombre marginal d’acheteurs potentiels. Les acheteurs qui sont en mesure de verser 20 % ou plus de mise de fonds disposent normalement d’une meilleure marge de manœuvre financière que ceux qui versent le strict minimum de 5 % afin d’acquérir une propriété. Soulignons que la mesure ne sera contraignante que si l’emprunteur s’approche de la limite maximale de ses ratios d’emprunt autorisés (ratio d’amortissement brut de la dette et ratio d’amortissement net de la dette). Dans de tels cas seulement, l’institution financière réduira le montant qu’il peut emprunter. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne sera pas en mesure d’acheter.

L’ESPOIR POUR CE QUI EST DE L’ENDETTEMENT DES CANADIENS

endettement des canadiens

Un des économistes les plus réputés du Canada minimisait l’importance du taux d'endettement des ménages canadiens souvent cité par d’autres économistes comme un facteur pouvant faire augmenter les taux d’intérêt et ralentir la croissance économique.

Craig Alexander, du Conference Board du Canada, considère que le ratio d’endettement est un piètre indicateur du risque économique. Il soutient qu’il s’agit d’une donnée globale qui est le reflet de l’ensemble des ménages.

La Banque Nationale se prononce également  sur l’endettement des Canadiens et explique bien pourquoi dans une analyse publiée le 11 janvier dernier.

À partir d’analyses comparatives en ce qui concerne le Canada et les autres pays membres de l’OCDE, la BN arrive à plusieurs conclusions, notamment : 

  • La proportion de la population en âge de travailler au Canada se classe au deuxième rang de tous les pays de l’OCDE.
  • La principale catégorie d’âge de la main-d’œuvre (les 25 à 54 ans), soit les personnes qui ont le plus tendance à acheter un bien immobilier et à emprunter, est au plein emploi.
  • La croissance de la population du Canada est la plus rapide de l’OCDE, parmi les économies parvenues à maturité. Près de 70 % de cette croissance est due à l’immigration.
  • Il existe également un lien entre la dette des ménages et le niveau de scolarité. Ceci étant dit, le Canada serait le pays membre de l’OCDE possédant la plus forte proportion d’habitants âgés de 25 à 34 ans ayant fait des études postsecondaires.
  • Le taux de scolarité des moins de 35 ans expliquerait également que le taux de propriété chez les moins de 35 ans au Canada dépasse de près de 10 points de pourcentage celui des États-Unis.
  • Les Américains paient moins d’impôt que les Canadiens aujourd’hui, mais doivent consacrer jusqu’à 20 % de leur revenu disponible à des dépenses de santé. Au Canada, la part du revenu consacré à la santé non couverte par une assurance publique est d’environ 4 %. Si l’on corrige le revenu disponible pour tenir compte de ce facteur, l’endettement des ménages aux États-Unis est en fait plus élevé qu’au Canada.


De plus, la BN souligne que la croissance du PIB canadien depuis le début de 2007 a dépassé celle de toutes les autres économies du G7. Malgré cela, la forte augmentation des prix résidentiels dans les plus grandes villes canadiennes continue d’alimenter une perception négative des perspectives canadiennes. 

Pour en savoir plus, Étude spéciale : Les ménages canadiens sont-ils trop endettés — ou plutôt peu endettés?

 

En conclusion, il devrait bien y avoir d’autres hausses des taux cette année, mais elles ne seront pas assez fortes pour déstabiliser le secteur immobilier et il sera toujours possible de réaliser vos rêves si vous investissez intelligemment. Pour ce qui est des taux hypothécaires, nous demeurons à l’affut et nous vous ferons part des changements de tendances aussitôt que nous en percevrons les changements.

 

Serge Lafrenière Courtier hypothécaire performance

Cet article est signé par Serge Lafrenière

Courtier immobilier et hypothécaire agréé
Propriétaire et dirigeant d'agence

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