Tendances taux hypothécaires

La Banque du Canada prévoit une forte inflation, mais à court terme seulement et décide de maintenir son taux directeur.

Inflation banque du canada
Publié le 14 juillet 2021

Dans le communiqué expliquant sa décision de maintenir le taux directeur à 0,25%, on pouvait constater les prévisions optimistes de notre banque centrale à propos de l’économie canadienne. La Banque s’attend à une croissance du PIB d’environ 6 % en 2021 un peu moins de ce qu’elle avait prévu en avril (6,5%), mais elle revoit à la hausse sa projection pour 2022, qui atteint maintenant 4,5 % en comparaison du  3,7 % d’avril. En 2023 elle anticipe une croissance de 3,25 %.

 

Inflation à la hausse

La Banque du Canada penche désormais du même côté que la plupart des économistes pour ce qui est de l’inflation qui devrait dépasser les 3 % pour le reste de l’année. En bonne partie attribuable à la hausse des prix de l’essence de certains produits et services de consommation, dont la demande est plus élevée que l’offre en raison des difficultés d’approvisionnement et des restrictions toujours en vigueur. Par contre, elle soutient que cette inflation devrait se stabiliser au début de 2022 et elle ne prévoit toujours pas augmenter le taux directeur avant la mi-2022.

 

Se concentrer sur la reprise économique plutôt que l’inflation

C’est le message de la Banque du Canada aujourd’hui. Elle ne réagira donc pas à court terme à propos de la montée de l'inflation. En tout cas pas via l’ajustement de son taux directeur.

Pour en venir à la décision d’aujourd’hui, le Conseil de direction a jugé que la reprise doit continuer d’être appuyée par des mesures de politique monétaire exceptionnelles. Nous restons engagés à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que les capacités excédentaires de l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable. Selon notre projection actuelle, cela se produirait au cours de la seconde moitié de 2022.

 

Le marché immobilier et hypothécaire selon la Banque du Canada

La Banque du Canada prévoit un léger recul de l’activité sur les marchés du logement par rapport aux sommets historiques atteints sans précision détaillée à propos de ce marché. On aurait bien aimé plus de détails en raison de l’influence du marché immobilier sur l’économie lorsqu’on évalue les décisions de notre banque centrale à propos de son taux directeur. Les taux plus bas ont incité plusieurs personnes à emprunter pour une maison ou sur la valeur de celle-ci pour consommer et rendre ce secteur encore plus sensible aux hausses de taux d’intérêt. 

Si la Banque du Canada tarde à hausser les taux d’intérêt pour freiner l’inflation, les hausses pourraient être plus grandes ou se succéderont à petit intervalle lorsqu’il sera urgent de l’augmenter. Une augmentation trop forte pourrait même diminuer la reprise en considérant que la part des ménages allouée au loyer devra augmenter en réduisant la part allouée à la consommation. 

 

Prêt hypothécaire à long terme

En considération de la décision de la banque de maintenir son taux directeur à sa valeur plancher de 0,25% et de la reprise économique qui se poursuit, il est encore temps de contracter un prêt hypothécaire tant pour une maison qu’un immeuble multilogement. À court terme, il est pratiquement impossible de penser que les taux pourraient baisser. L’incertitude à moyen et long terme favorise les prêts hypothécaires à long terme.

 


 

 

 

Article complet et mise à jour du 29 juin 2021 : La Banque du Canada fait-elle fausse route sur le taux directeur?


 

La Banque du Canada fait-elle fausse route sur le taux directeur? (partie 2)

Conséquences pour les investissements immobiliers

Publié le 24 juin 2021 

Augmentation des taux hypothécaire en vue

 

Dans notre article LE MARCHÉ OBLIGATAIRE À SURVEILLER, AUGMENTATION DES TAUX HYPOTHÉCAIRES EN VUE. Nous expliquions le lien entre les taux obligataires et les taux hypothécaires. Les taux de rendement des obligations augmentent depuis le début de 2021 et fait des sursauts à chaque nouvelle économique. Les banques s’ajustent à ses augmentations en augmentant leur taux hypothécaire fixe. Combiné au test de résistance hypothécaire plus strict, on devrait voir un ralentissement du marché immobilier en surcharge.

Le marché immobilier Canada en chiffres

  • Le prix moyen des maisons a augmenté de près de 42% en moins de 12 mois

  • Le nombre de nouveaux prêts hypothécaires a augmenté de 41,2 % par rapport à la même période l’an dernier, au début de la pandémie.

  • Les coûts de remplacement par le propriétaire, qui comprennent les prix des logements neufs, ont augmenté de 11,3 % d’une année à l’autre en mai, ce qui était leur plus forte augmentation depuis 1987. 

  • Selon Statistique Canada, les prix ont augmenté pendant 16 mois consécutifs, alors que les acheteurs recherchent des maisons plus grandes et que les coûts des matériaux de construction ont augmenté.

  • L’indice d’accès à la propriété (AP) était à 88,2, un recul de 16,9 % comparativement au même mois en 2020. C’est le dixième mois de suite que l’indice AP affiche une baisse. Ce mois-ci, ce recul est le plus fort observé depuis 5 ans. 

En ce moment, les bas taux d’intérêt ne compensent pas l’augmentation des prix des maisons unifamiliales.

Pour notre part, nous travaillons avec les CMB (coût des obligations hypothécaire) pour déterminer le taux d’intérêt. Juste pour vous donner une idée de grandeur, le 11 juin dernier le coût était de 1.17%, ce matin le 21 juin le taux est de 1.31%. Une augmentation de .14% en 2 semaines seulement, c’est énorme et c’est un bon indice qu’il se passe quelque chose de plus durable.

Si vous avez des renouvellements ou des achats à faire, je vous conseille de les faire le plus rapidement possible. 

Conclusion

Il est possible que la Banque tolère une inflation à la hausse pour suivre ses prédictions. Cependant, la hausse des prix des logements pourrait continuer à nuire à l'indice d'accès à la propriété (AP) et les taux hypothécaires fixes risquent de remonter avant les ajustements du taux directeur. Les augmentations du taux directeur devraient se poursuivre graduellement en 2023 et pourraient atteindre 2% en 2024.

Si je me permets d’avoir des doutes quant aux déclarations de la Banque du Canada, c’est surtout une question d’expérience (30 ans d’expérience dans le financement commercial et multilogement). C’est vrai que nous sommes dans une période historique d’incertitudes, mais il y a tellement d'indices que le taux directeur devrait monter plus tôt qu’il m’est difficile de croire les dernières déclarations de Banque du Canada à cet effet.

 

 


 

 

La Banque du Canada fait-elle fausse route sur le taux directeur?  (partie 1)

Banque du Canada taux directeur 2022

Publié le 21 juin 2021 

Selon la Banque du Canada, il n'y aurait pas d'augmentation du taux directeur avant le second semestre de 2022 or, selon certains économistes, il pourrait même y avoir une augmentation du taux directeur dès l’automne 2021. Une chose est certaine, la dernière projection de la Banque du Canada d’une augmentation possible du taux directeur au deuxième semestre de 2022 semblent difficile à croire. En début de pandémie tout le monde croyait que tout était pour s’écrouler et je suis convaincu que personne ne croyait à une reprise aussi vigoureuse et rapide que ce l’est actuellement. Les indicateurs d’une inflation prolongée sont présentement au rouge. S’il est possible que ce soit seulement un été inflationniste, plusieurs facteurs qui ont poussé l’inflation à 3,6% semblent difficiles à faire revenir à la normale avant un bon bout de temps.  Nos institutions ne sont  pas infaillibles. Nous l’avons constaté quand le président de la SCHL avait prédit une baisse de 12 à 20% de la valeur des actifs immobiliers. Quelques mois plus tard il a dû quitter son emploi. Nous n’avons jamais vécu d’aussi forte hausse dans l’immobilier

 

L’augmentation de l’indice des prix à la consommation à la hausse

Les derniers chiffres de Statistique Canada indiquent que le taux d'inflation au Canada a atteint 3,6 % en mai, un sommet depuis 10 ans. Cette augmentation s'explique par la croissance accélérée des coûts du logement, de l'énergie, des véhicules, du tourisme et des biens de consommation.

Quelques chiffres par secteur:

  • Les coûts de logement : une augmentation de 4,2 %. (Statistique Canada a déclaré qu'il s'agissait du rythme le plus rapide depuis le plus fort de la grande crise financière en 2008.)

  • Les coûts des meubles et appareils électroménagers ont augmenté de 4,4 %. 

  • Les coûts de transport ont enregistré une augmentation de  7,6%. 

  • Les coûts des soins de santé et des soins personnels ont augmenté de 3,1 %, 

Si une partie de cette inflation est attribuable à la saison et au retour plus rapide à la normale, elle est aussi due à l’incapacité de suffire à la demande en raison des difficultés d’approvisionnement. Une difficulté qui ne devrait pas se régler avant longtemps et dont nous ne ressentons pas encore complètement les effets. Il manque aussi d'employés. Mais où sont passé tous les travailleurs. C’est incroyable d’entendre les dirigeants d’entreprises me dire qu’ils ne sont pas capables d’embaucher. Personne n’applique, et cela même avec des salaires plus élevés. De combien d’entreprises avez-vous entendu dire qu’ils sont en manque de "stock".  J’imagine que vous l’avez remarqué, le gaz, l’épicerie, etc. tout à augmenté et de façon significative.

 

 

Les entreprises frappées par la crise devraient augmenter leur prix

Les entreprises frappées par la crise chercheront à refiler la facture aux consommateurs. La demande est au rendez-vous, mais le coût des acquisitions a augmenté, en toute logique administrative ces coûts devraient se transférer sur la facture du consommateur.

La rareté de la main-d’œuvre dans certains secteurs est telle qu’elle risque en fin de compte de faire grimper les coûts pour les consommateurs, avertit le Conseil du patronat du Québec (CPQ). Ces facteurs pourraient finalement maintenir une pression à la hausse sur l’inflation.

 

..à suivre, partie 2, les conséquences pour le secteur immobilier, jeudi 24 juin 2021

 

 


 

 

La Banque du Canada maintient son taux directeur jusqu’en 2022

Taux directeur inchangé jusqu'en 2022

Publié le 9 juin 2021 

Dans son discours du 9 juin à propos de sa décision de maintenir le taux directeur à 0,25%, La Banque précisait qu’il augmenterait seulement lorsque les capacités excédentaires se seront résorbées et que la cible d’inflation de 2,0 % sera atteinte de manière durable. Comme nous vivons présentement une période d’inflation au-delà du 2%, il faut s’attarder sur le mot durable. Selon notre banque centrale. Elle prédit donc que l’inflation actuelle devrait se stabiliser cette année. Ce n’est pas l’avis de tous les spécialistes. Certains craignent une montée inflationniste et aimeraient une augmentation du taux directeur prochainement. Il semble que notre banque centrale ait voulu être claire à ce sujet en nommant son rapport : “La Banque du Canada maintiendra le taux directeur au niveau actuel jusqu’à l’atteinte durable de l’objectif d’inflation, et poursuit l’assouplissement quantitatif”. Voici les explications citées dans le rapport:

 

Les effets de la pandémie de COVID-19 se font toujours sentir

Notre banque centrale à propos des effets de la COVID-19:

“Les nouveaux confinements associés à la troisième vague du virus tempèrent l’activité économique au deuxième trimestre, essentiellement comme nous nous y attendions. Des données récentes sur l’emploi montrent que les personnes qui travaillent dans les secteurs à contact étroit ont à nouveau été les plus affectées par la situation. Le taux d’emploi reste bien inférieur à son niveau d’avant la pandémie, et les travailleurs à faible salaire, les jeunes et les femmes sont encore les plus durement touchés par les pertes d’emploi.”...”En dépit de la progression du côté des vaccins, l’évolution des nouveaux variants de la COVID-19 reste incertaine..”

 

Il y’a bien une reprise mondiale de l’économie, mais elle est inégale

Les citations du Rapport de la Banque du Canada à ce propos: 

“La croissance demeure inégale d’une région à l’autre. Alors que les États-Unis connaissent une forte reprise stimulée par la consommation et qu’un rebond commence à se dessiner en Europe, une recrudescence du virus entrave la reprise dans certains pays émergents. “

Au Canada

“Au Canada, l’économie a évolué de façon largement conforme aux perspectives présentées dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’avril. Malgré la deuxième vague du virus, la croissance du PIB au premier trimestre a été robuste, à 5,6 %. Même si ce taux est inférieur à la projection de la Banque, les détails sous-jacents indiquent que la confiance est en hausse et la demande résiliente.” 

 

La hausse de l’inflation actuelle est passagère selon la Banque du Canada

La Banque du Canada confirme que l’inflation actuelle est au maximum de son échelle pour intervenir à près de 3%. Elle ajoute que le taux d’inflation devrait se maintenir près de 3 % tout l’été, mais devrait reculer plus tard dans l’année. Une part de l’inflation est due au prix de l’essence et de l’indice des prix à la consommation qui ont tendance à augmenter en cette période de l’année.   

 

Note à propos du secteur immobilier

Peu de détails à propos du secteur immobilier en ébullition dans le rapport de la Banque du Canada mais tout de même cette remarque : “Nous nous attendons à ce que l’activité sur le marché du logement se modère, mais reste à un niveau élevé.”

 

Conclusion 

Nous vous donnions cette semaine quelques indices qui montrent que les poussées inflationnistes sont plus importantes qu’on pourrait le croire. Une montée du taux directeur seulement à la fin de 2022 me semble peu probable. La semaine prochaine nous vous exposerons ici le point de vue des économistes qui pensent comme moi que le taux directeur devrait augmenter début 2022 si ce n’est pas avant.

 


 

 

 

La décision de la Banque du Canada le 9 juin et l’inflation en cours

Banque du Canda et l'inflation

Publié le 7 juin 2021 

Le 21 avril dernier, la Banque du Canada prévoyait toujours que l’inflation se maintiendrait autour du 2% qu’elle souhaite maintenir en 2021. En se fiant à cette prédiction, le taux directeur ne devrait pas changer le 9 juin lorsque notre banque centrale présentera sa décision sur le taux directeur. Cependant, si ce n’est pas pour demain, voici quelques signes que cette prédiction d’une inflation stable risque de ne plus tenir:

 

La réouverture des pays et la reprise du commerce

Plusieurs pays commencent à rouvrir dont le nôtre - une évolution qui pourrait entraîner un mouvement plus rapide du taux au jour le jour. Les premières répercussions sont déjà là. Les gens recommencent à dépenser pour des biens de toutes sortes et des matières premières.

 

Des problèmes d’approvisionnement

Plusieurs biens et services sont moins disponibles depuis la pandémie malgré la demande. Les prix ont tendance à augmenter en raison de l’augmentation des coûts reliés à la gestion de la crise sanitaire et du prix de pétrole (entre autres). 

Une pénurie de puces électroniques s’ajoute au problème. Ces puces sont maintenant partout, dont la plupart des produits en forte demande. La pénurie oblige déjà les fabricants de voitures et de téléphones intelligents à réduire leur production ce qui devrait se traduire par une augmentation des prix de vente.

 

Le secteur de la construction résidentielle au maximum

Le secteur de la construction résidentielle fonctionne au maximum de sa capacité et les prix très élevés du bois de construction et autres matériaux. 

“Le prix du bois d'œuvre de résineux s'est accru de 19,0 % en janvier. Le bois d'œuvre de résineux a affiché une hausse de 112,1 % d'une année à l'autre, une tendance qui s'explique par la demande persistante.” Selon Statistique Canada. Les prochaines statistiques officielles devraient venir statuer sur l'augmentation actuelle.

 

La poussée inflationniste aux États-Unis

Le programme d’aide de 1900 milliards de dollars américains et le déconfinement en cours a donné lieu à une augmentation de l’Indice des prix à la consommation de 4,2 % sur une base annuelle chez nos voisins. S’ajoutent à cette forte demande des pénuries de main-d'œuvre et des difficultés d’approvisionnement.  Plusieurs économistes américains pensent que la Banque centrale américaine devrait augmenter son taux directeur cette année. Si c’est le cas, notre Banque centrale devra faire de même pour éviter une dépréciation marquée du dollar canadien et augmenter notre inflation.

 

À surveiller dans la décision de la Banque du Canada le 9 juin

Si le taux directeur ne devait pas changer dans l’annonce du 9 juin, on devrait voir des portes s’ouvrir en une augmentation du taux plus rapide que prévu. Il serait étonnant que la Banque puisse maintenir son discours qu’aucune augmentation n’est prévu avant la fin de 2022. Il devait aussi y avoir une large part du discours consacré à l’endettement des ménages canadiens en hausse, le marché américain et bien sûr cette pandémie qui n’est toujours pas terminée.

 

 


 

 

 

Test de résistance hypothécaire plus strict à compter du 1er juin selon le BSIF

Surveillance des banques hypothèque tendance

Publié le 20 mai 2021 / Mis à jour le 3 juin 2021

 

 

 


 

Maintien du taux directeur et prévisions à la hausse

Économie canadienne à la hausse

Mercredi 21 avril 2021

Dans son rapport sur la politique monétaire publié ce matin, La Banque du Canada explique sa décision de maintenir  son taux directeur à son niveau plancher de 0,25% et elle révise à la hausse ses prévisions de croissance économique au Canada en 2021. Malgré ces prévisions à la hausse, elle maintient que l’augmentation de l’inflation sera temporaire cette année.

 

Un taux directeur à 0,25% toujours adéquat pour les prévisions d’inflation

«Même si les perspectives économiques s’améliorent, le Conseil de direction juge qu’une marge de capacités excédentaires considérable subsiste et que la reprise doit continuer d’être appuyée par des mesures de politique monétaire exceptionnelles. Nous restons engagés à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que les capacités excédentaires dans l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable», a expliqué la Banque du Canada dans son rapport de ce matin.

La prochaine date de révision du taux directeur a été fixée au 9 juin prochain.

 

Une croissance économique surprenante

Croissance de l’économie mondiale en 2021

“La croissance de l’économie mondiale est plus forte que prévu dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) de janvier, même si le rythme varie considérablement d’un pays à l’autre. Après une contraction de 2½ % en 2020, le PIB mondial devrait croître d’un peu plus de 6¾ % en 2021, d’environ 4 % en 2022 et de près de 3½ % en 2023” selon la projection actuelle de la Banque.

Croissance de l’économie canadienne en 2021

“Au Canada, la croissance au premier trimestre semble nettement plus forte que la Banque le prévoyait en janvier, les ménages et les entreprises s’étant adaptés à la deuxième vague et aux restrictions connexes. La création de nombreux postes en février et en mars a augmenté l’emploi. Cependant, les nouveaux confinements porteront un autre coup dur et le marché du travail reste difficile pour de nombreux Canadiens, en particulier les travailleurs faiblement rémunérés, les jeunes et les femmes. La progression de la vaccination et la réouverture de l’économie devraient entraîner au second semestre de l’année un fort rebond de la consommation, qui devrait rester robuste durant la période de projection” selon notre banque centrale.

L'Immobilier un pilier de la croissance économique au Canada

Les projections du secteur immobilier pour les mois à venir: “La construction et les reventes de logements atteignent des sommets historiques, car les ménages veulent plus d’espace, les taux hypothécaires sont bas et l’offre est limitée. La Banque continuera de surveiller les risques qui pourraient être associés à la hausse rapide des prix des logements.”

Une économie assez forte pour diminuer l’aide de la Banque du Canada

La banque centrale a décidé de réduire ses achats d’obligations du gouvernement du Canada. « Nous ajusterons nos achats nets d’obligations du gouvernement du Canada et viserons, à compter de la semaine du 26 avril, une cible hebdomadaire de 3 milliards de dollars. Cet ajustement du montant qui s’ajoute, chaque semaine, pour stimuler l’économie reflète la progression de la reprise économique », expliquent les autorités monétaires.

 

L'inflation au Canada en mars 2021 selon Statistique Canada

Selon le plus récent rapport de Statistique Canada. L’inflation a atteint 2,2 % en mars 2021 en rythme annuel, alors qu'elle était de 1,1 % en février 2021.

Contrairement à plusieurs économistes, notre banque centrale prévoit que la remontée observée du taux d’inflation sera temporaire. « La Banque s’attend à ce que l’inflation mesurée par l’IPC revienne peu à peu vers 2 % durant la deuxième moitié de 2021 ».

 

Économie canadienne en chiffres

  • Taux directeur de la Banque du Canada avril 2021 :  0,25%

  • Inflation au Canada en mars 2021 : 2.2%

  • Dollar canadien 21 avril 2021 à midi : 0,80$ US

  • Prévision de croissance pour l’économie canadienne en 2021 selon la BduC : 6,5%

  • Prévision de croissance pour l’économie canadienne en 2021 selon le gouvernement canadien : 5,8%




 

 

 

Le marché obligataire à surveiller, augmentation des taux hypothécaires en vue

 Augmentation des taux hypothécaire en vue

Publié le 15 avril 2021 / Mise à jour 21 juin 2021

 

 


 

 

 

Hausse de l’économie soutenue par l’immobilier, le taux directeur inchangé à 0,25% malgré tout

 Taux hypothécaire à la hausse Montréal immobilier

Montréal, la hausse du marché immobilier influence le PIB à la hausse

Mercredi 10 mars 2021

Pratiquement tout semble indiquer qu’on remonte très rapidement la pente de l’économie au Canada après la dégringolade du début de la pandémie. Le marché de l’immobilier est toujours en forte croissance, le PIB augmente et les banques ont déjà commencé à augmenter leur taux d’intérêt en raison des pressions inflationnistes à venir. Dans la déclaration qui accompagne sa décision sur le taux directeur ce matin, La Banque du Canada constate même que cette reprise est plus rapide que prévu. Malgré cela, elle maintient son taux à 0,25%. Le même taux depuis les réductions établies en début de crise de la COVID-19 pour maintenir l’économie à flot.

 

L’économie plus forte que prévu au premier trimestre 2021

Contrairement à sa projection précédente de janvier qui annonçait un léger repli, notre Banque Centrale s’attend maintenant à ce que le PIB soit déjà en hausse au premier trimestre de 2021. Une hausse largement soutenue par la vigueur incroyable du marché de l’immobilier. La Banque souligne également la résilience des Canadiens.

« Les consommateurs et les entreprises s’adaptent aux mesures sanitaires, et l’activité sur le marché du logement a été beaucoup plus vigoureuse qu’attendu. L’augmentation de la demande étrangère et les prix plus élevés des produits de base ont aussi amélioré les perspectives pour les exportations et les investissements des entreprises. »

Cette prévision pour la croissance du PIB est partagée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui affirme aussi que le Canada devrait voir croitre de 4,7% son PIB cette année. Cette croissance est en lien avec la reprise économique plus rapide aux États qui devrait croitre de 6,5 % pour cette même période.

 

Les incertitudes qui demeurent en période de pandémie

La banque du Canada a aussi annoncé que la pandémie qui n’est toujours pas terminée après un an complique considérablement les perspectives économiques à plus long terme en autres en raison des effets des restrictions sur le marché du travail. Elle répète ses inquiétudes quant au temps nécessaire à ce que le marché du travail récupère complètement de toutes les pertes historiques enregistrées l’an dernier.

 

Les banques ont augmenté leurs taux hypothécaires

Depuis un mois, les obligations hypothécaires du Canada (OHC), le coût avec lequel nous travaillons pour établir le taux d’intérêt, ont augmenté de .50%. Une telle augmentation avant la réunion de la Banque du Canada ne s’était pas vue depuis très longtemps. Les banques ont suivi le mouvement à la hausse et ont tous augmenté leurs taux d’intérêt jusqu’à des taux plutôt élevés par rapport taux très bas auxquels on s’était habitués. Ces augmentations laissent croire que les banques prévoyaient que la Banque du Canada allait augmenter le taux directeur aujourd’hui. Nous savons maintenant que ce n’est pas le cas et que notre banque centrale a plutôt maintenu son taux directeur à 0,25%. À la suite de cette annonce, les OHC diminuaient déjà de .11%. Les banques devraient elles aussi s’ajuster, mais j’espère que tous les taux pourront revenir à ceux d'y a 1 mois afin que les propriétaires et investisseurs puissent renouveler leur hypothèque ou faire leurs acquisitions en profitant de ces taux hypothécaires historiquement bas.

Dans sa déclaration sur le taux directeur, la Banque du Canada a précisé que le taux cible du financement à un jour resterait à sa valeur plancher de 0,25 % jusqu’à ce que les capacités excédentaires dans l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable — ce qui ne devrait pas se produire avant 2023, selon elle et plusieurs économistes.

Je ne veux pas être rabat-joie, mais si l’économie continue de montrer des rendements aussi élevés, on se demande comment la Banque du Canada pourra maintenir son taux directeur aussi bas (surtout jusqu’en 2023) considérant que c’est son principal outil pour contrôler l’augmentation de l’inflation et la flambée des prix de l’immobilier qui commence déjà à se faire sentir.

 


 

 

Les ventes et les prix dans le secteur de l’immobilier continue à battre des records en 2021

immobilier en hausse au canada en 2021

Mardi 2 mars 2021

  • Les ventes de maison ont augmenté dans pratiquement toutes les régions,
  • malgré les tentatives de freiner la flambée des prix dans les grandes villes, les prix continuent d’augmenter.
  • Les transactions immobilières n’ont jamais cessé, elles continuent plutôt d’augmenter.
  • Les prix des chalets montent en flèche
  • Le prix des logements augmente aussi

 

S’en est devenu un objet d’étude et de curiosité tant les chiffres record de l’immobilier contrastent avec ce que l’on a pu en prédire en cette période de crise sanitaire. S’il est vrai que les taux hypothécaires historiquement bas peuvent avoir contribué à ce phénomène, ils ne l’expliquent pas à eux seuls. Il y a aussi une multitude de facteurs sociologiques dont on pourrait évaluer les répercussions à long terme.

 

La Banque du Canada à propos des prix dans le secteur immobilier

Le gouverneur de la Banque du Canada (BdC), Tiff Macklem, affirme qu’il y a des signes avant-coureurs de surchauffe du marché canadien du logement. Lors d’une séance devant un public de gens d’affaires en Alberta, M. Macklem a déclaré qu’il y avait des signes d’« exubérance excessive » dans le marché de l’habitation.

Jusqu’à présent, a-t-il dit, l’évolution vers des maisons plus grandes et plus éloignées des centres-villes n’a pas été une spéculation. La BdC y voit une réponse à un besoin de plus d’espace de travail et de famille pour les personnes qui n’ont plus besoin de se rendre au bureau. La Banque soutient son argument en soulignant le fait que les habitations plus grandes et plus éloignées prennent de la valeur, alors que les propriétés urbaines attirent moins d’acheteurs et de locataires.

Cependant, certains signes indiquent que des considérations pratiques relatives à l’augmentation des prix pourraient être indicatrices de spéculation.

 « Ce qui nous inquiète, c’est quand nous commençons à voir poindre des attentes extrapolatives, quand nous commençons à voir des gens s’attendre à ce que les hausses de prix insoutenables – comme celles que nous avons récemment connues – se poursuivent indéfiniment et qu’ils fondent leur décision immobilière sur de telles hypothèses », a-t-il averti.

Néanmoins, M. Macklem a déclaré que la banque centrale maintiendra les taux d’intérêt bas afin de stimuler le reste de l’économie, au risque de stimuler excessivement le marché de l’habitation. Il a dit que la banque surveillerait de près le marché de l’habitation et réfléchirait à la manière de contenir une bulle immobilière susceptible d’entraîner de futurs problèmes.

 « Lorsque nous voyons des gens commencer à acheter des maisons uniquement parce qu’ils pensent que les prix vont [continuer de] croître, c’est un signe d’avertissement pour nous. Nous commençons à voir les premiers signes d’une exubérance excessive », a-t-il ajouté.

 

 


 

 

Ventes immobilières record en 2020 et augmentation de l’inflation au Canada

ventes immobilières record en 2020

Mardi 23 février 2021

Selon l'Association canadienne de l'immeuble, plus de 714 000 maisons ont été vendues l'an dernier. Ce qui fait de 2020 une année historique pour les ventes immobilières au Canada. Les faibles taux hypothécaires ont joué un rôle prépondérant pour l’atteinte de ce record, mais pourraient-ils nuire à l’économie à long terme si les emprunteurs tombaient en défaut de paiement en cas d’augmentation des taux d’intérêt?  Selon la Banque du Canada, on ne devrait pas s’inquiéter à ce sujet.

« Les gens (emprunteurs) sont soumis à des tests de stress à des taux ridiculement élevés ces jours-ci - 4,79% contre des taux fixes sur cinq ans inférieurs à 1,75%. Une hausse d'un point des taux n'aurait pratiquement aucun effet sur les défauts de paiement de plus de 99 emprunteurs principaux sur 100. »

À ce nous pouvons ajouter que la Banque du Canada qui décide du taux directeur à clairement indiqué qu’elle ne prévoyait pas l’augmenter d’ici 2023.

 

En immobilier, les prix des logements augmentent à une vitesse incroyable

Le prix global de référence de l’Association canadienne de l'immobilier a augmenté de 13,5 % sur une base annuelle, pour atteindre près de 670 000 $. Cette augmentation est attribuée à la baisse continue de nouvelles inscriptions, lesquelles ont chuté de plus de 13 % entre décembre et janvier.

 

L’indice des prix à la consommation de janvier a augmenté de 0,6 % par rapport à décembre.

L’augmentation des prix en immobilier et dans plusieurs secteurs de l’économie comme l’alimentation et dernièrement l’énergie fait augmenter l’inflation au Canada.

Le taux global pour janvier a bondi à 1,0 % annuellement par rapport à 0,7 % en décembre. Et La Banque du Canada prévoit une nouvelle accélération, même si elle précise que celle-ci sera probablement temporaire. La Banque ne s’attend pas à voir l’inflation augmenter de façon soutenue jusqu’à l’objectif de 2,0 % avant 2023. C’est principalement pour cette raison qu’elle ne prévoit pas augmenter le taux directeur d’ici là.

 


 

 

Contraction de l’économie au 1er trimestre de 2021, le taux directeur reste à 0,25%

Les travailleurs des secteurs à forte proximité physique touchés par le confinement « de façon disproportionnée », selon la banque centrale.

Mercredi 20 janvier 2021

Notre banque centrale n’avait pas de très bonnes nouvelles à annoncer en ce mercredi 20 janvier pour son premier Rapport sur la politique monétaire de 2021 qui comprend sa décision sur le taux directeur.  Lors de sa présentation ce matin, Tiff Macklem, le gouverneur de la Banque du Canada, a averti que le recul estimé au premier trimestre pourrait être plus important que prévu si les restrictions devaient être renforcées ou étendues. Dans ce contexte, la banque a annoncé qu’elle maintient son taux d’intérêt directeur à 0,25 %.

 

Marché de l’emploi principal cause de la contraction de l’économie

Les taux d’infection plus élevés et l’imposition de restrictions plus sévères ont freiné l’élan économique du dernier trimestre de 2020. Selon la Banque du Canada:

L’emploi a baissé en décembre pour la première fois depuis avril, et les dépenses de consommation semblent avoir diminué. Nous prévoyons maintenant que l’économie va se contracter d’environ 2½ % au premier trimestre de 2021. Comme il est possible que l’ampleur et la durée des mesures visant à contrer le virus soient élargies davantage, le recul au premier trimestre pourrait être plus important.

La banque précise  que le fardeau pèse de façon disproportionnée sur les travailleurs et les entreprises des secteurs à forte proximité physique, comme la restauration, l’hôtellerie et les services de voyage. 

À court terme, les répercussions très inégales de la pandémie vont probablement s’amplifier. En décembre, il y avait encore presque 20 % moins d’emplois peu rémunérés qu’avant la pandémie, tandis que les autres emplois avaient tous été récupérés et même plus. Nous savons aussi que l’interruption de l’enseignement en présentiel dans certaines provinces ne facilite pas les choses pour bien des parents sur le marché du travail, surtout les femmes.

 

La Banque du Canada maintient son taux directeur à sa valeur plancher de 0,25 %

Avant l’annonce de ce matin, il y avait eu quelques spéculations sur une possible réduction du taux directeur en raison du ton moins ferme que le gouverneur employait ces jour-ci pour parler de son taux plancher de 0,25%. Ce matin, Tiff Macklem utiltilisait très clairement le descriptif de valeur plancher pour désigner le taux de 0,25%. 

Le Conseil de direction maintiendra le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que les capacités excédentaires dans l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable. "..." Nous avons déterminé qu’étant donné la faiblesse actuelle de l’économie, compte tenu du fait que l’on s’attend à une reprise prolongée, la quantité considérable de stimulants monétaires que nous avons actuellement en place reste appropriée , a indiqué Tiff Macklem.

Pour maintenir les taux d’intérêt aussi bas, la Banque poursuit son programme d’assouplissement quantitatif (achat d’obligations et autres) jusqu’à ce que la reprise soit bien amorcée.

Nouvelles encourageantes dès le deuxième trimestre

En supposant que les restrictions imposées en raison de la pandémie soient levées plus tard au cours du premier trimestre, un fort rebondissement est possible au deuxième trimestre de 2021.

Les perspectives pour le Canada sont « maintenant plus encourageantes et plus sûres » qu’on le projetait en octobre, grâce aux vaccins disponibles plus tôt que prévu et aux importantes mesures de relance qui sont maintenues. Selon la Banque du Canada.

 La Banque prévoit une croissance de l’économie canadienne de 4 % en 2021 et de près de 5 % en 2022. Il s’agit d’une modeste révision à la hausse par rapport aux projections présentées dans le Rapport sur la politique monétaire d’octobre 2020.

 

 

 


 

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 0,25% jusqu’à la reprise complète de l’économie

taux directeur stable covid-19

Publié le 9 décembre 2020 / Mis à jour le 14 décembre 2020 

Mise à jours 14 décembre : Le Canada a commencé sa campagne de vaccination contre la pandémie de COVID-19 le 14 décembre 2020

Le taux directeur actuel de 0,25% est en place depuis les premiers effets économiques engendrés par la pandémie de COVID-19 et devrait se maintenir aussi bas tant que l’économie ne sera pas complètement rétablie. Une reprise complète qui pourrait se faire attendre jusqu’en 2023 selon les économistes de la banque du Canada. 

Bien que le rebond actuel de l’économie soit plus grand que ce que la Banque du Canada avait prévu et que l’arrivée de vaccins puisse nous permettre d’entrevoir une fin à cette pandémie, la deuxième vague de la pandémie, qui a entraîné de nombreuses restrictions dans tout le pays, « devrait peser sur la croissance au premier trimestre de 2021 et contribuer à une trajectoire en dents de scie jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible à grande échelle », selon la banque. 

 

Un dollar canadien plutôt fort en raison du prix des matières premières

«Une demande plus forte fait grimper les prix de la plupart des matières premières, y compris le pétrole», ont déclaré les banques. «Une baisse généralisée du taux de change américain a contribué à une nouvelle appréciation du dollar canadien.

 

Des vaccins bientôt disponibles

Le Canada est parmi les premiers pays à approuver le vaccin de Pfizer-BioNtech,. Les premières doses pourraient donc arriver dans les prochains jours. Le Canada, qui compte 38 millions d’habitants, a commandé et placé des options sur plus de 400 millions de doses de vaccins de sept groupes pharmaceutiques.

 

Le marché du travail récupère un peu plus lentement que prévu

Selon la Banque du Canada

Sur le marché du travail, les emplois perdus au début de la pandémie continuent d’être récupérés, mais à une cadence plus lente. Toutefois, l’activité demeure très inégale d’un secteur et d’un groupe de travailleurs à l’autre.

 

Le marché immobilier toujours en effervescence à Québec

Au niveau résidentiel, les nouveaux besoins créés par la pandémie de Covid-19 et la faiblesse des taux d'intérêt ont fait augmenter les ventes. Si on s’en tenait qu’aux chiffres, il n’y aurait aucun signe qu’on traverse une crise économique. Les intentions d’achat demeurent élevées et les économistes ne prévoient pas de grandes baisses à court terme.

Au niveau commercial, bien que ce soit difficile pour certains, les grands projets d’investissement sont toujours à l’horaire et plusieurs propriétaires proposant des locaux commerciaux se sont adaptés aux nouveaux besoins en transformant des espaces de bureaux en logements résidentiels toujours en forte demande.

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Les taux hypothécaires fixes de 5 ans pourraient augmenter prochainement

Publié le 30 novembre 2020

Les bonnes nouvelles entourant les vaccins contre la COVID-19 font croire à certains courtiers hypothécaires qu’il serait possible qu'une hausse (entre 10 et 20 points) pour les taux hypothécaires fixes de cinq ans soit possible aussi tôt qu’en 2021. Cette déclaration faite au Financial Post est basée sur le fait qu’un vaccin devrait stabiliser l’économie avec un retour aux activités “normales” et que ce serait le moment pour les prêteurs de cesser d'offrir des promotions cachées (autour de 10 points) sur les clôtures rapides. 

 

À quand un retour normal de l’économie?

S’il est vrai qu’un retour à la normale devrait entraîner une hausse des taux hypothécaires, c’est la date de ce retour qui est plus difficile à prédire. Les derniers chiffres sont encourageants, près de 80 % des emplois perdus au début de la crise ont été récupérés, et le nombre de faillites est bien en deçà des niveaux d’avant la pandémie. Le dollar canadien se porte assez bien en raison de l’augmentation du prix du pétrole et on peut espérer que ces chiffres se maintiennent avec l’arrivée des vaccins. Seulement, dans son énoncé économique de l’automne publié aujourd’hui (30 novembre 2020), on peut voir qu’Ottawa prévoit soutenir l’économie encore longtemps. Extrait de cet énoncé économique :

Bon nombre d’entreprises continuent toutefois à faire face à des défis importants, au moment où les Canadiens limitent leurs contacts physiques, et au moment où les gains au chapitre de l’emploi sont plus lents chez les femmes, les jeunes, les Canadiens racisés et les travailleurs à faible revenu. Les prochains mois seront difficiles, et il demeurera nécessaire de poursuivre l’offre de soutien budgétaire durant une bonne partie de 2021 afin de protéger les emplois et de prévenir des pertes permanentes généralisées dans l’économie. 

Lorsque le virus sera maîtrisé, le gouvernement du Canada investira dans un plan de croissance représentant environ 3 % à 4 % du produit intérieur brut (PIB), soit entre jusqu’à 70 milliards et 100 milliards de dollars, sur trois ans afin de relancer l’économie.

 

On peut donc penser qu’un retour à l’économie normale n’est pas prévu par les économistes du gouvernement en 2021. 

 

La vigueur du secteur immobilier en temps de pandémie

Si on regarde les chiffres du secteur qui nous intéresse, l’immobilier, on pourrait même penser qu’il n’y a pas eu de crise économique. En se penchant sur les détails, on voit tout de même qu’une partie de cette vigueur est attribuable &agrav

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