Tendances taux hypothécaires

La prochaine augmentation du taux directeur pourrait atteindre 0,75%

inflation pourrait faire augmenter le taux directeur de 0,75%

28 avril 2022

Avec les records d'inflation qui se succèdent et dépassent les prévisions, de plus en plus d’économistes prévoient que la prochaine augmentation du taux directeur le 1 juin prochain pourrait atteindre 0,75% ce qui ne s’est pas vu depuis 1990. Les aveux d’étonnement de la Banques du Canada face à aux dernières données sur l’inflation et celle sur leur devoir d’agir rapidement, aide à nous convaincre de  cette prévision. Une chose est certaine, le Gouverneur de la Banque du Canada lui-même nous prépare à une augmentation d’au moins 0,5%.

«Nous envisagerons une autre hausse de 50 points de base. Je n’écarte aucune option», a-t’il récemment déclaré, en comité parlementaire.

 

Un autre record pour l’inflation au Canada

De nouveaux chiffres montrent que le taux d'inflation annuel du Canada en mars était plus élevé que prévu. En mars, il a atteint un nouveau record en 31 ans en grimpant à 6,7% selon Statistique Canada. La plupart des analystes financiers prévoyaient plutôt 6,1%.

Les prix ont augmenté dans chacune des huit catégories suivies par les données de Statistique Canada. Les coûts de transport ont affiché une hausse particulièrement notable de 11,2 % par rapport à l'an dernier, stimulée par une hausse des prix de l'essence de près de 40 % depuis le mois de mars précédent.

Un nouveau record d’inflation annoncé après le passage du taux directeur à 1%. La Banque du Canada devra donc prendre en considération le fait que le taux d’inflation s’avère plus élevé que les prévisions lorsqu'elle prendra sa décision de le relever en juin. Certains économistes blâment notre banque centrale de n’avoir pas agi assez tôt pour contrer l’inflation et qu’elle serait en partie responsable de ces records. Pour récupérer ce retard, il faudra se mettre en branle de façon plus musclée. 

Selon l’économiste et sénateur Clément Gignac, Il faut agir vite, avec des hausses marquées de 50 points de base, peut-être même de 75 points de base, dès la prochaine réunion des dirigeants de la Banque du Canada le 1er juin. 



Au minimum une augmentation du taux directeur de 0,5% 

Il est rare que la Banque du Canada augmente le taux directeur de 0,5%  comme elle l’a fait le 13 avril. En fait, ça ne s’était pas vu depuis 20 ans. Les augmentations habituelles sont plutôt de 0,25% (25 points de base, ou un quart de point de pourcentage). 

En raison du retard quelle à pris pour augmenter son taux face aux augmentations record de l'inflation, la Banque pourrait maintenant se contraindre à une augmentation encore plus importante lors de sa prochaine réunion en juin avec une augmentation de 0,75% . La dernière augmentation aussi élevée remonte à la fin des années 1990.  

Dans le cadre d’une allocution prononcée à Washington D.C. la semaine dernière, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, aurait déclaré aux ministres des Finances du monde entier et à ses collègues des banques centrales qu’il « n’exclut rien » en ce qui concerne les taux d’intérêt et la maîtrise de l’inflation.

« Nous sommes prêts à être aussi énergiques que nécessaire et je vais vraiment laisser ces mots parler d’eux-mêmes », a déclaré M. Macklem.

Si ce genre de déclaration plutôt inhabituelle de la part du gouverneur de la Banque du Canada peut nous faire extrapoler vers une augmentation de 0,75%, c’est plutôt  une augmentation de 0,5% qu’il annonce clairement dans ces dernières allocutions. Une majoration d’au moins 50 points de base semble d’ailleurs acquise en juin, a-t-il affirmé durant un témoignage de deux heures devant le comité des finances de la Chambre des communes.



Conclusion

Il faut se préparer à une augmentation du taux directeur d’au moins 0,5% le premier juin et à une série d’augmentations par la suite qui devrait faire passer le taux directeur actuel de 1% à 2,5% au moins à la fin de l’année. On voit même de plus en plus d’économistes parler de taux directeur à 3%. Ce qui étonne encore dans ce contexte, c’est à quel point le secteur immobilier demeure élevé malgré tout. Les dernières études publiées par Statistiques Canada, la SCHL, le BSIF et autres, s’accordent sur la vigueur du marché immobilier.  Nous publierons une tendance plus détaillée pour résumer les conclusions de ces études qui viennent de paraître. 

 


 

Le taux directeur a doublé pour atteindre 1%

Augmentation du taux directeur en raison de la guerre en Ukraine

13 avril 2022

Ce matin, la Banque du Canada annonce une augmentation de 0,5% qui n’étonne personne considérant l’inflation actuelle.  C’est d’ailleurs ce que nous avions annoncé la semaine dernière en alignant les raisons qui justifient cette augmentation dont cette inflation historique. L’augmentation des taux d’intérêt est le principal outil de la Banque du Canada pour diminuer l’inflation. Les dirigeants de la banque centrale avaient annoncé leur détermination à agir vigoureusement. Si une augmentation de 0,5% est plutôt inhabituelle ( la plus forte hausse en plus de 20 ans), c’est le portrait économique tout aussi inhabituel qui pousse la Banque à faire ce choix.  La guerre en Ukraine perturbe la reprise mondiale, alors que la plupart des économies se relèvent à peine de l’impact du variant omicron de la COVID-19. 

 

La guerre en Ukraine à des répercussions mondiales

Sans oublier tous les impacts humanitaires de cette invasion de l’Ukraine par les troupes Russes, l’impact de cette guerre au point de vue économique est mondial et touche donc aussi le Canada. La guerre fait flamber les prix du pétrole, du gaz et des produits de base et perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales, la Russie et l’Ukraine étant de grands exportateurs de produits de base. Les sanctions économiques envers la Russie ont aussi un impact à considérer au pays. Tous ces facteurs attribués à la guerre en Ukraine sont les principaux qui expliquent la révision à la hausse substantielle des perspectives de la Banque concernant l’inflation au Canada

 

Près de 6% d’inflation moyenne durant la première demi 2022

L'inflation au pays s'élevait à 5,7% en février, le gain le plus important d'une année sur l'autre depuis plus de 30 ans. La Banque du Canada admet que le taux est plus élevé que prévu et devrait demeurer autour de 6% au premier semestre 2022, pour baisser autour de 5% pour le reste de l’année. 

La hausse des prix des biens et services s'observe ailleurs dans le monde, notamment au sud de la frontière, où les États-Unis ont annoncé cette semaine un taux d'inflation de 8,5%,  le plus haut depuis 1981. 

Notre Banque Centrale, constate que les mesures de l’inflation fondamentale ont toutes augmenté en raison des pressions sur les prix se généralisent et ne prévoit pas de retour à la cible d’inflation de 2 % avant 2024.

Puisque l’économie entre dans une phase de demande excédentaire et que l’inflation demeure bien au-dessus de la cible, le Conseil de direction juge que les taux d’intérêt devront encore augmenter. Le taux directeur est le principal instrument de politique monétaire de la Banque, et le resserrement quantitatif viendra s’ajouter aux hausses de ce taux. Le moment et le rythme des hausses subséquentes du taux directeur seront guidés par l’évaluation continue que fait la Banque de l’économie et par son engagement à atteindre la cible d’inflation de 2 %.

 

Les taux hypothécaires vont monter, mais le prix des maisons restera élevé 

Selon les dernières constatations, le marché immobilier est toujours aussi solide. Les nouvelles inscriptions ont baissé, mais il y a toujours un manque de propriétés. Un marché en faveur des vendeurs qui a pour conséquence de garder les prix élevés.

Le manque d’offre, et la succession d’augmentation des taux hypothécaires annoncée, accentuent le désir de certains acheteurs potentiels de passer à l’action.

Dans un contexte où la demande refoulée est si élevée et l’offre si faible, cette décision de la Banque du Canada de relever son taux directeur de 0,50 % ne devrait pas freiner l'élan du marché immobilier.

 

Conclusion

«les Canadiens devraient s’attendre à d’autres hausses», selon le gouverneur de la Banque du Canada Tiff Macklem.

Suite à cet avertissement et selon bon nombre d’économiste, on devrait avoir droit à des augmentations à pratiquement chacune des 5 prochaines rencontres de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année pour terminer à un taux entre 2,00% et 2,50% soit un taux supérieur au 1.75% d’avant la pandémie.  La prochaine réunion du 1er juin devrait conclure par une augmentation d’au moins  0,25%.

 

 

 


 

 

Une augmentation des taux hypothécaires probablement plus élevée que prévu

banque du canada hausse des taux hypothécaires

Photo de gauche : Bank of Canada
31 mars 2022


La Banque du Canada y est allée d’une extrême prudence avec sa dernière augmentation de 0,25% du taux directeur en début mars. Une augmentation qui ne correspond pas aux poussées inflationnistes selon plusieurs économistes. Si la Guerre en Ukraine était un des principaux éléments de la prudence de la Banque, l’inflation se confirme et atteint un taux plus élevé que ce que la banque avait prévu. Considérant le devoir de la banque du Canada de contenir l’inflation, elle devra intervenir et cette fois de façon plus musclée en augmentant le taux directeur de 0,5% ce qui le ferait passer à 1%.

Une autre des raisons qui nous laisse croire à une plus grosse augmentation est basée sur l’augmentation du coût des fonds, des obligations hypothécaires (Mortgage bonds) de plus de .75% à l’intérieur d’un mois seulement. Cela veut dire que les institutions financières ont déjà anticipé cette augmentation de .50% du taux directeur actuel.

 

Ces augmentations du taux directeur vont complètement changer le financement hypothécaire

Voici un exemple sur l’effet des augmentations du taux d’intérêt sur le montant d’un financement avec une valeur économique de $5,650,000 :

  • Au 30 mars 2021, le taux était de 2.15% et le financement était de : $4,800,000

  • Au 30 mars 2022, le taux est de 3.78% et le financement serait de : $3,800,000

  • Avec un autre 1% d’augmentation à 4.78% le financement serait de : $3,350,000

 

Si j’ai un conseil à vous donner avant de vous lancer dans des promesses d’achat, contactez-nous pour vérifier le montant du financement possible et de voir votre mise de fonds nécessaire pour faire cette acquisition.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre Infolettre pour plus de détails à ce sujet

 

L’inflation a grimpé à 5,7% le mois dernier, un point historique

Selon Statistique Canada, l’inflation annuelle a atteint 5,7 % en février, après s’être établie à 5,1 % en janvier.

Dans son rapport sur la politique monétaire de janvier, la Banque du Canada prévoyait plutôt une inflation annuelle de 5,1 % au premier trimestre de 2022, même si le mois de mars n’est pas encore terminé, nous savons déjà que le premier trimestre sera plus élevé.

 

La Banque du Canada admet que l’inflation est pire que prévu

Dans un discours prononcé récemment devant le Colloque sur la macroéconomie et la politique monétaire Banque fédérale de réserve de San Francisco,  la sous-gouverneure de la Banque du Canada Sharon Kozicki mentionnait que l’invasion russe en Ukraine perturbait les prévisions.

«L’invasion russe de l’Ukraine accentue les pressions inflationnistes dans le monde et dans notre pays. Cela tient surtout au fait qu’elle a fait bondir les cours mondiaux du pétrole et d’autres produits de base. En conséquence, l’inflation à court terme devrait être plus élevée que ce que nous avions prévu en janvier»

On s’attendait déjà à des augmentations à la chaîne du taux directeur avant cette confirmation de l’inflation. Le “pire que prévu” pourrait bien vouloir dire une augmentation plus considérable. On s’imagine donc un 0,5% plutôt qu’un 0,25%.

 

Le besoin d’immeubles locatifs est criant

La crise du logement se fait sentir dans toutes les régions du Québec. Les taux d’inoccupation sont déjà faibles et les nouvelles constructions d’immeubles locatifs ne suffisent pas à la demande.  Plusieurs programmes sont mis en place à tous les niveaux de gouvernement pour aider à résoudre le manque de logement abordable et de qualité. 

 

Lors du dernier budget provincial, le ministre des Finances annonçait pour 634 M$ en aide l'accès à un logement de qualité et abordable.

  • Accroître l'offre de logements sociaux et abordables (416 M$)

  • Compléter la livraison de 3 500 logements AccèsLogis

  • Construire 1 000 unités additionnelles du Programme d'habitation abordable Québec

  • Accorder des suppléments au loyer et aider les municipalités

 

Au niveau fédéral, c’est le programme APH-Select de la SCHL qui nous a le plus impressionnés. Nous en avons d’ailleurs fait une page spéciale sur notre site : programme APH-Select de la SCHL.

 

Conclusion

L’économie canadienne se porte plutôt bien dans le contexte. En tout cas si on se fie aux salaires des banquiers qui ont fait un bond spectaculaire (la rémunération des dirigeants des cinq plus grandes banques du Canada a augmenté en moyenne de 28 % en 2021) et aux banques en générale qui sont considérées comme les valeurs boursières les plus fiables au Canada. Malheureusement, ce n’est pas parce que les coffres sont pleins qu'il y aura un cadeau sur les taux hypothécaires. Le combat de la Banque du Canada pour rétablir l’inflation devrait la pousser à augmenter le taux directeur à chacune des prochaines réunions jusqu’à un taux entre 2,00 % et 2,50 % d’ici la fin de l’année.

 


 

 

 

Le taux directeur passe à 0,5%  mais la guerre et la pandémie assombrissent l’horizon 

horizon économique

Publié le 2 mars 2022

On l’attendait depuis un certain temps, mais c’est maintenant fait, le taux directeur de la Banque du Canada augmente de 0,25% pour passer à 0,5%. Un taux directeur fixé à 0,25% en début de pandémie et conservé aussi bas depuis en raison des conséquences de la lutte à la Covid-19. Malgré les incertitudes persistantes de la pandémie (Omicrons et nouveaux variants) ainsi que des impacts à prévoir avec la guerre en Ukraine, c’est la croissance économique plus forte que prévu qui a décidé notre banque centrale qu’il était temps de commencer à augmenter le taux directeur.

 

Un dernier trimestre 2021 meilleur que ce qui avait été anticipé

L'économie canadienne a dépassé les attentes de croissance de la Banque du Canada  au quatrième trimestre de 2021, s'établissant à 6,7 % par rapport à l'estimation qui était de  5,8 %. Les exportations et les importations se sont redressées, ce qui reflète la vigueur de la demande mondiale.Les dépenses des ménages s’avèrent résilientes et devraient se renforcer davantage avec la levée des restrictions sanitaires. Dans l’ensemble, la croissance au premier trimestre s’annonce à présent plus solide que ce qui avait été anticipé par notre banque centrale. 

Les hausses de prix se sont généralisées et les mesures de l’inflation fondamentale ont toutes augmenté.L’inflation se confirme donc et la Banque du Canada devait intervenir. 



La guerre en Ukraine fera monter l’inflation partout dans le monde

“ L’invasion non provoquée de l’Ukraine par la Russie est une nouvelle source majeure d’incertitude. Les prix du pétrole et d’autres produits de base ont connu une hausse marquée. Cela fera monter l’inflation partout dans le monde, et les effets néfastes sur la confiance ainsi que les nouvelles perturbations de l’approvisionnement pourraient peser sur la croissance mondiale. La volatilité des marchés financiers s’est accrue. La situation reste fluide et nous suivons son évolution de près.” Selon le communiqué accompagnant la décision sur le taux directeur de la Banque du Canada

« Tout compte fait, on s’attend désormais à ce que l’inflation à court terme dépasse la projection de janvier », écrit la Banque centrale par communiqué, suggérant que l’inflation pourrait continuer de grimper plutôt que de ralentir.

 

Augmentation des taux hypothécaires et marché de l’habitation 

En plus de l'augmentation des taux hypothécaires reliés à la décision d’augmenter le taux directeur, l'activité sur le marché de l'habitation et le prix des maisons demeurent élevés.

Selon Statistique Canada, la dette hypothécaire des ménages a augmenté d’un montant sans précédent de 182,4 milliards de dollars l’an dernier, portant le total des prêts hypothécaires résidentiels à l’échelle nationale à 1930 milliards en décembre.

Pour ce qui est des prochaines décisions à propos du taux directeur, plusieurs analystes estiment qu’il atteindra 2 % d’ici la fin de 2022. S’il est en effet probable que ce soit le cas avec les données actuelles,  on ne connaît pas encore toutes les conséquences de la guerre en Ukraine et la pandémie n’est toujours pas terminée. Deux problématiques humaines désastreuses qui rendent difficile de voir l’avenir et assombrissent l’horizon.

 

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Quel impact aura la guerre en Ukraine sur l’économie et le taux directeur?

Guerre Ukraine économie

Publié le 24 février 2022

Après des mois d'incertitudes économiques reliées à la pandémie de COVID-19, on commençait à voir l’horizon économique beaucoup plus clairement. Ce qu’on y voyait n’était pas nécessairement rose pour tout le monde en raison de l’inflation et de l’augmentation des taux d’intérêt, mais en gros l’économie canadienne s’en sortait bien cette année. Je dis souvent à la blague lorsqu’on essaye de prédire l’avenir économique. “ Ça devrait bien se passer comme je vous dis, à moins d’une guerre” .  Le risque d’une guerre étant généralement  très faible, pourtant, aussi choquant que ça puisse l’être, c’est maintenant la guerre en Ukraine. Ce n’est pas la seule guerre dans le monde et toutes portent leur lots de malheur pour ceux qui la subissent, mais l’Ukraine est en Europe et l’envahisseur et le géant Russe. L’impact économique sera mondial.  

« un important risque économique pour la région et le monde », selon les mots de Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI

 

Les gouvernements du Québec et du Canada réagissent 

Risque d’embargo, difficulté d’approvisionnement, prix de l’essence. 

Éric Girard, le ministre des finances du Québec, devrait prévoir une réserve plus importante, pour réagir aux possibles effets économiques de la guerre en Ukraine dans le budget qu’il présentera le 22 mars 

« Étant donné que la Russie est un producteur important d’énergie, ça augmente les prix de l’énergie, ça crée de l’inflation et ça pourrait ralentir l’économie mondiale » selon le ministre des Finances du Québec, Éric Girard

 

Le Québec aidera les Ukrainiens affecté par la guerre

La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, a qualifié la situation d’« absolument épouvantable ». Le Québec offrira du « support matériel », de l’aide humanitaire et accueillera sa part de réfugiés, a-t-elle déclaré.

 

Le Canada Impose des sanction à la Russie

“Aujourd’hui, suite à la frappe militaire irresponsable et dangereuse de la Russie, on impose d’autres sanctions sévères”, a déclaré le premier ministre en point de presse jeudi.

À la suite de cette annonce, tous les permis d'exportation vers la Russie existants ont été annulés, et de tels permis ne seront plus délivrés. 

 

L’inflation et le prix de l’essence va surement monter 

«Aux États‐Unis et au Canada, l’un des premiers effets directs visibles pour la majorité de la population devrait être une nouvelle augmentation des prix de l’essence et de l’énergie. Pour les prochains mois, si le conflit s’étire, nous pourrions voir un effet négatif sur la consommation en raison de volatilité des marchés, des risques inflationnistes supplémentaires et de la perte de confiance des consommateurs» selon un analyste de Desjardins

À court terme, l’inflation devrait donc être plus forte en raison de la montée des prix de l’essence.

 

La Banque du Canada généralement prudente en période d’Incertitude    

La plupart des économistes prévoyaient une hausse du taux directeur de la Banque du Canada mercredi prochain le 2 mars. La guerre en Ukraine ne devrait pas changer cette prédiction. 

«L’escalade ne devrait pas modifier les plans de la Réserve fédérale et de la Banque du Canada qui devraient procéder à des hausses de taux directeurs de 25 points de base en mars. Toutefois, les marchés réduisent à juste titre la probabilité d’une hausse de 50 points de base» Selon la plus récente (24 février 2022) étude économique publiée par Desjardins. 

Comme à notre habitude nous publierons ici les conclusion finales de notre Banque centrale mercredi prochain le 2 mars.  Abonnez-vous à l'infolettre

 

 

 


 

 

L’économie toujours solide en 2022 au Québec et au Canada

Économie canadienne solide comme un roc

Publié le 18 janvier 2022 / Mise à jour le 09 février 2022

En considération de tout ce que nous avons vécu depuis 2020, il faut bien constater que l’économie canadienne se porte plutôt bien aujourd’hui. Elle devrait continuer à tirer son épingle du jeu en 2022. pour ce qui est de l’ensemble de l’économie et ses principaux indices comme l’emploi, le PIB et l’inflation. Des prévisions encourageantes partagées par la plupart des grandes institutions financières du pays et de la province.

 

LE CANADA TERMINE 2021 AVEC UN EXCÉDENT COMMERCIAL ANNUEL  DE 6,6 MILLIARDS

Bien que le dernier mois de l'année se soit plutot terminté par un déficit commercial de marchandises de 137 millions, on devrait rapidement revenir à un excédent en 2022. 

Selon un rapport de Stephen Brown, économiste canadien principal chez Capital Economics, il a deux raisons principales au retour d'un excédent commercial au Canada: 

1. La forte hausse des prix du pétrole qui entrainera la reprise de son exportation

2. L'augmentation des exportations de véhicules à mesure que la production de véhicules automobiles rebondira davantage.

 

LE PIB CONTINUERA SA CROISSANCE AU CANADA ET AU QUÉBEC EN 2022

Pour bien comprendre la croissance du PIB au Canada, au plus fort de la crise pandémique de 2020, le PIB du Canada a chuté de 17 % ( la plus grande récession depuis la Grande Dépression).  Au troisième trimestre de cette année, le PIB est revenu aux niveaux d'avant la pandémie (dépassant la croissance américaine). Aujourd’hui le PIB dépasse celui d'avant la crise et en 2022, il devrait continuer sa croissance.

Au Canada, selon les institutions financières consultées par la ministre des finances  Chrystia Freeland, le PIB devrait croître 6,6% en 2022. Au Québec les prédictions sont encore plus favorables avec une croissance du PIB de 7,2% selon les prévisions rapportées par le ministre des finances du Québec Éric Girard.

 

NOUS EMBAUCHONS! TANT AU CANADA QU’AU QUÉBEC

Il y a bien eu une perte de 200 000 emplois au Canada en janvier (dont 63 000 au Québec), mais onsidérant les mesures sévères pour ralentir la propagation d'Omicron durant cette période, la levé de plusieurs de ces mesures et des indices en relation avec la demande, on peut prédire que cette baisse sera temporaire et qu’elle ne nuira pas vraiment à la reprise pour le reste de 2022.

Dans un contexte économique  où on évalue le secteur de l’emploi principalement  par le taux de chômage, vous ne serez pas étonné d'apprendre qu’il devrait être très bas en 2022.  Il devrait revenir à 6,1% pour le Canada et au Québec où il était à 4,6% décembre,  le ministre des finances du Québec vise la création de 107 500 emplois en 2022. 

En emploi, la plupart des bonnes nouvelles seront pour les employés. Les entreprises seront plutôt concentrer à trouver des employés. Il devrait donc y avoir de l’emploi pour ce qui en veulent et la pénurie de maind'œuvre aura pour conséquences de continuer l’augmentation moyenne des salaires des derniers mois. Une augmentation qui permettra de mieux faire face à la montée de l'inflation.

 

EN CONCLUSION

Selon les projections de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la relance au Canada sera la deuxième parmi les plus rapides du G7 d’ici 2023. Ce qui résume bien la confiance que l'économie canadienne peu inspirer.

 


 

 

La Banque du Canada maintient son taux directeur contre toute attente

 La Banque maintient son taux directeur

Publié le 26 janvier 2022

Il avait bien quelques économistes qui restaient prudents sur leur prédictions, mais la plupart pensaient que le taux directeur allait augmenté dès aujourd'hui pour contrer l'inflation. Ce n'est pas ce qui est arrivé et la Banque du Canada a une fois de plus maintenu son taux directeur à 0,25%. Cependant, elle reconnait clairement qu'il devrait augmenter en cours d'année (probablement mars). 

"L’économie mondiale se remet du choc de la pandémie de COVID-19 avec vigueur, mais de façon inégale. " ... "Les conditions financières restent généralement accommodantes. Elles se sont toutefois resserrées en raison de la hausse des attentes selon lesquelles les politiques monétaires seront normalisées plus tôt que prévu, et de la montée des tensions géopolitiques. Dans l’ensemble, la Banque prévoit que la croissance du PIB mondial se modérera, passant de 6¾ % en 2021 à environ 3½ % en 2022 et 2023."

 

Le PIB au Canada 

 Le PIB a progressé de 4½ % en 2021, et la Banque anticipe que l’économie canadienne affichera un taux de croissance de 4 % en 2022 et d’environ 3½ % en 2023.

 

L'inflation selon notre Banque Centrale

L’inflation mesurée par l’IPC près de 5 % dans la première moitié de 2022. À mesure que les ruptures d’approvisionnement diminueront, l’inflation devrait baisser à un rythme raisonnablement rapide pour atteindre environ 3 % d’ici la fin de l’année. Les attentes d'inflation à court terme ont augmenté, mais les attentes à plus long terme restent ancrées sur l'objectif de 2%" selon la déclarion du Gouverneur général de la Banque du Canada

 

Immobilier selon la Banque

"L’activité élevée sur le marché du logement continue d’exercer des pressions à la hausse sur les prix des maisons."

 

Conclusion

Il vous reste encore un peu de temps pour réserver votre taux hypothécaire avant le début d'une série d'augmentation du taux directeur. 

 

 

Réservez votre taux hypothécaire

 

 

À surveiller : Cette semaine, nous enverrons une infolettre des tendances hypothécaires et immobilières 2022. Si vous n'êtes pas déjà abonné à notre infolette, vous pouvez le faire ici. Abonnement à l'infolettre

 

 


 

 

Les taux hypothécaires augmentent en 2022

taux hypothécaires montent en 2022

Publié le 20 janvier 2022 /Mise à jour le 26 janvier 2022 pour tenir compte de la décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur

Si on peut très bien se rendre compte de l’augmentation le l’inflation en ce moment par l’augmentation des prix de l'épicerie et à peut prêt partout, la question pour 2022 est de savoir si cette inflation élevée (4,8% mesuré en décembre 2021) est là pour durer et quel sera son incidence sur les taux d’intérêts, en ce qui nous concerne, les taux hypothécaires.

Si on se fie au tout dernier sondage commandé par la Banque du Canada auprès des entreprises et des consommateurs, on devra vivre avec une inflation forte, au-dessus des 4% pour au moins 2 ans sans espoir que notre banque centrale puisse y faire quelque chose.

La plupart des économistes pensent également que l’inflation demeure forte et voit même dans la dernière déclaration de du gouverneur de la banque du Canada Tiff Macklem : «Nous ne sommes pas confortables avec le niveau de l’inflation actuelle» une ouverture à une augmentation du taux directeur dès mercredi le 26 janvier. Une chose est certaine, les taux hypothécaires vont bientôt augmenter et à plusieurs reprises cette année.

 

Taux directeur face à l'inflation persistante

Le taux directeur est le principal outil de la Banque du Canada pour exercer son rôle de “gardien de l’inflation”. Avec l’inflation de l’année dernière et tous les signes qu’elle ne s'affaiblit pas cette année, LA plupart des spécialistes s'attendait à une hausse du Taux directeur dès mercredi 26 janvier. La Banque à tout de même décidé de consever sont taux directeur, mais qu'elle devra l'augmenter en cours d'année.  Si les économistes n'ont pas eu ce qu'ils voulaient, ils maintiennent que la première augmentation à venir ne sera que le début d’une série d’augmentations. On peut donc prendre pour acquis qu’il y aura augmentation du taux directeur (qui était historiquement bas) pour parler de ce qui s’en vient en 2022, une série d’augmentations. Ces augmentations successives pourraient nous faire passer de 0,25% à 1% d’ici la fin de l’année et même 2% à la fin d’ici la fin 2023 selon le gestionnaire de portefeuille sénior et économiste en chef par intérim chez iA Groupe financier, Sébastien McMahon. 

Si la précision de ce que sera le taux directeur en fin d’année est incertaine. On ne prévoit pas de baisse de l’inflation, cette année, mais plutôt une hausse. Si 2021 était impressionnant avec un inflation annuelle de 3,7% elle devrait du même ordre et même un peu plus à 3,9% en 2022 selon l’équipe d’économistes de la Banque Scotia.

 

Taux hypothécaires

La plupart des institutions financières anticipent cinq hausses de 0,25 point de pourcentage du taux directeur en 2022, ce qui le porterait à 1,5 %. L’estimation de 1% que nous vous avons présentée était la plus conservatrice du moment. 

Un taux variable qui pouvait être jusqu’ici à 1,45% pourrait donc passer à 2,5% d’ici la fin de l’année, ce qui peut faire une bonne différence sur les paiements mensuels. Si on se qualifie pour le test de stress qui est à 5,25% il ne devrait pas y avoir de problème pour la plupart des ménages.  Par contre si on ajoute que les assurances hypothécaires ont augmenté considérablement et le coût de la vie en général, le budget familial sera surement plus serré. 

 

Conclusion

Si les détails de ce que seront les taux hypothécaires en 2022 ne sont pas encore précis, nous savons déjà qu’ils augmenteront de plus en plus au fil de l’année. Il est donc préférable de réserver son taux le plus tôt possible si vous souhaitez faire une transaction prochainement. À savoir s’il faut choisir un taux variable ou un taux fixe. Il faut considérer que l’augmentation du taux directeur à une influence directe sur les taux variables. Il y aura donc plus d'impact pour ceux qui ont choisi le taux variable que ceux qui ont déjà choisi les taux fixes. On part tout de même d’un taux directeur historiquement bas, alors, selon votre dossier et seuil de tolérance aux risque, il est encore possible de choisir le taux variable.  La différence n’aura pas le même impact si vous êtes propriétaire d’un immeuble de quelques millions ou d’un propriétaire d’une petite maison. 

 

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Statistique Canada confirme l'augmentation de l'inflation en décembre et un record pour 2021

augmentation de l'inflation en 2021

Publié le 19 janvier 2022

Ce matin, Statistique Canada publiait les résultats de ses évaluations de l'inflation selon le calcul des IPC (indice des prix à la consommation) et comme on pouvait le prévoir celui-ci à augmenté en décembre. Il a augmenté de 4,8% pour tout le Canada alors qu'au Québec, il a plutôt augmenté de 5,1%. Pour l'année entière, c'est une croissance de 3,4% au Canada. Un record depuis 30 ans. Outre l'augmentation des prix de l'essence, de l'épicerie et de bon nombre de produits courants, l'augmentation des assurances a attiré notre attention. On saura bientôt si la Banque du Canada décidera d'intervenir pour contrôler l’inflation.  Pour sa part, Justin Trudeau et son gouvernement n'ont pas l’intention d’adopter une nouvelle politique spécifique pour tenter de calmer cette inflation record.

 

Les propriétaires paient plus pour l'assurance habitation et l'assurance hypothécaire

Compte tenu des récentes augmentations des coûts de construction, principalement attribuables à la hausse des prix des fournitures de construction, les propriétaires canadiens ont payé 9,3 % de plus pour l'assurance habitation et l'assurance hypothécaire en décembre 2021 qu'en décembre 2020. L'augmentation de la fréquence et de la valeur des demandes d'indemnité liées aux conditions météorologiques, comme celles liées aux incendies et aux inondations, peut aussi avoir contribué à la hausse des primes d'assurance.

 

Inflation record de 7% aux États-Unis, un sujet chaud pour le président

La flambée de l’inflation aux états-unis pour un atteindre un taux jamais vu depuis 1982, est devenue le sujet politique numéro un pour le président Joe Biden, d’autant que les salaires ne suivent pas. De son côté, l'opposition fait tout pour rendre le président responsable de cette montée en l’accusant de mettre en place une politique inflationniste avec trop de dépenses, allant jusqu’à parler de  «Bidenflation». De son côté La Fed (banque centrale américaine) à déjà annoncé qu'elle allait intervenir. Certains trouvent même cette intervention plutôt tardive et craignent que la Réserve fédérale américaine se voit obligée d'être plus agressive dans son projet de hausse des taux pour contenir l'accélération des prix.

 

Conclusion

En décembre, la Banque du Canada commençait à s'inquiéter que l'inflation serait peut-être plus durable que ce qu'elle avait prédit et qu'elle surveillerait donc de prêt tout ce qui concerne l'inflation et l'emploi pour intervenir rapidement en cas de besoin. Comme le principal outil d'intervention de la Banque est d'établir un taux directeur pour les taux d'intérêts des institutions financières. plusieurs intervenants économiques y ont vu une ouverture à augmenter ce taux dès janvier (26 janvier) comme plusieurs le demandent depuis un bon bout de temps. Considérant IPC de 4,8% pour décembre dévoilé ce matin, il est de plus en plus probable que le taux directeur augmente en janvier et par le fait même les taux hypothécaires autant variables que fixes (Les taux fixes on déjà passablement augmentés). Il est toujours possible de réserver un taux hypothécaire si vous pensiez faire une transaction hypothécaire prochainement. 

 

Réservez votre taux hypothécaire

 

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Le taux directeur est maintenu à 0,25% par la Banque du Canada. Omicron, un risque parmis d’autres

Publié le 8 décembre 2021 

Dans sa déclaration de ce matin annonçant le maintien de son taux directeur, la banque centrale a de nouveau précisé que son conseil de direction ne s’attendait pas à hausser son taux directeur avant le deuxième ou le troisième trimestre de l’an prochain. On pourrait ajouter que la déclaration de ce matin n’a rien de bien nouveau par rapport à celle du 27 octobre dernier. À part qu’au moins une certitude reliée au fait qu’on n’est toujours en période de pandémie à maintenant un nom, Omicron. 

 

Omicron pourrait peser sur la croissance en aggravant les perturbations des chaînes d’approvisionnement

Selon la Banque du Canada, le nouveau variant omicron du virus a entraîné un resserrement des restrictions de voyage dans beaucoup de pays ainsi qu’une baisse des prix du pétrole, et a engendré un regain d’incertitude. Il pourrait peser sur la croissance en aggravant les perturbations des chaînes d’approvisionnement et en réduisant la demande de certains services. Les problèmes d’approvisionnement qui durent encore, n’iront pas en s’améliorant si on ajoute l’augmentation de l’inflation, au Canada et dans de nombreux pays.

 


 

 

 

Les taux hypothécaires vont bientôt augmenter. 

Publié le 2 novembre 2021 

Malgré le discours positif et rassurant de la Banque du Canada à propos d’une inflation élevée qu’elle juge passagère et des prouesses de l’économie canadienne en considération de la pandémie, il est tout de même annoncé que le taux directeur augmentera l’année prochaine. Dans les faits les taux hypothécaires fixes ont déjà augmenté et on peut prévoir que les institutions de prêt n’attendront pas l’augmentation du taux directeur pour augmenter leurs taux hypothécaires variables. Dans ce contexte, notre banque centrale pourrait devancer ces prédictions, mais le fait d’attendre devrait avoir une incidence sur la fréquence à laquelle les taux vont augmenter. À partir du moment où il y aura augmentation, celles-ci devraient être régulières pour se rendre de 0,25% à 1,5% en 2022 et jusqu’à 2,25% en 2023. 

 

La fin des programmes d’assouplissement est un indice que le taux directeur peut augmenter plus tôt que prévu

Dans sa déclaration du 27 octobre, la Banque du Canada a annoncé qu'elle mettrait fin à son programme d’achat d’obligations d’État pour stimuler l’économie et passerait à la phase de réinvestissement, au cours de laquelle elle achèterait des obligations du gouvernement du Canada uniquement pour remplacer les obligations arrivant à échéance. Avec cette décision de mettre fin aux assouplissements de l’économie canadienne, notre banque centrale laisse libre cours à l’inflation et c’est maintenant le point majeur à considérer. S’il demeure élevé en débit des prédictions de baisse de la banque, celle-ci se verra forcée d’augmenter son taux directeur plus rapidement que prévu. Comme je l’ai déjà écrit dans les tendances, il est difficile de croire que le taux d'inflation pourrait passer de 4,75% cette année à 3,4% l’année prochaine. (la Banque prévoyait même 2,4% l’année prochaine en juillet dernier, elle s’est déjà ravisée en octobre) ce qui nous place devant la possibilité d’une augmentation à plus court terme.

 

Conséquences d’une augmentation du taux directeur à 2,25% en 2023

Pour les particuliers, à court terme, l'augmentation des taux hypothécaires aura peu d’impact en raison des taux de qualification qui sont maintenant beaucoup plus hauts que les taux affichés (2%).  Par contre, si les taux hypothécaires augmentent de 2%, que l’on ajoute ce même taux de qualifications et qu’on estime les prix dans le secteur immobilier équivalent à ce qu’on a aujourd’hui, certains pourraient voir leur rêve immobilier s’évanouir. 

 

Pour l’économie canadienne en générale, il faudra aussi considérer l’augmentation du poids de la dette fédérale et la diminution des possibilités d’intervention du Gouvernement dans l’économie. Ce qui veut dire qu’on ne verra pas des taux hypothécaires aussi bas que maintenant de si tôt.

Conclusion pour les taux hypothécaires

Si vous prévoyez investir en immobilier, sachez que les taux hypothécaires n’iront pas plus bas que maintenant et qu’on ne devrait pas les revoir aussi bas avant longtemps. Nous sommes bien à la veille d’augmentations en série. Lorsqu’on voit ces périodes venir, on se pose généralement la question : Taux hypothécaire fixe ou variable? ou est-ce le temps de passer de variable à fixe? Pour la réponse, il y a bien des facteurs et le principal est sûrement la gestion du risque. La prudence nous pousse vers un taux fixe, mais si vous souhaitez gérer votre hypothèque de façon active comme un investissement, il y a encore place à choisir un taux variable. Profitez de notre expérience pour vous conseiller à ce sujet. 

 

 


 

 

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 0,25%, l'inflation devrait se rétablir fin 2022 selon elle

Publié le 27 octobre 2021 10:30h

 

La décision de maitenir le taux directeur à 0,25% comme depuis le début de la pandémie n'est pas étonnante en soit car elle est en droite ligne avec les annonces précédentes.  En revanche, la prédiction d'un retour à un taux d'inflation idéal autour de 2% d'ici la fin de 2022 devrait éttonner plus d'un économiste. Dans les dernières tendances nous avons soulignons que plusieurs économistes souhaitaient déjà une augmentation du taux directeur et que si ce n'était pas pour aujourd'hui ce serait surment plus tôt que ne l'avait prédit notre Banque Centrale. Or celle-ci maintient qu'il ne devrait pas y avoir d'augmentation avant la mi-2022. 

Les explications de la Banque du Canada :

La récente augmentation de l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) avait été anticipée en juillet, mais les principales forces qui font monter les prix – cours plus élevés de l’énergie et goulots d’étranglement liés à la pandémie du côté de l’offre – semblent à présent plus puissantes et persistantes qu’on le prévoyait. Les mesures de l’inflation fondamentale ont aussi augmenté, mais moins que l’IPC. La Banque s’attend maintenant à ce que l’inflation mesurée par l’IPC soit élevée jusqu’au cours de l’année prochaine, et à ce qu’elle baisse graduellement pour revenir autour de la cible de 2 % à la fin de 2022. La Banque surveille de près les attentes d’inflation et les coûts de main-d’œuvre pour s’assurer que les forces temporaires faisant grimper les prix n’ont pas, en fin de compte, une influence durable sur l’inflation. [...]  Nous restons engagés à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que ces capacités excédentaires se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable. Selon la projection de la Banque, cela se produirait au deuxième ou au troisième trimestre de 2022. 

 

 

 


 

 

 

 

 

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