Tendances taux hypothécaires

Vous travaillez trop pour que la banque baisse ses taux

Augmentation des taux hypothécaire en vue

 1 décembre 2022

Oui, c’est vrai que le poids de l’inflation et l’augmentation des taux hypothécaires commencent à se faire sentir. Même si l’inflation baisse un peu et que les intentions d’achats à long terme sont estimées à la baisse, le taux de chômage a baissé en novembre et les ventes du Vendredi fou dépassent celles de l’année dernière. Pensez-vous vraiment que c’est la bonne période pour réduire sa consommation? Il est plus probable que la réduction des achats devienne une résolution du jour de l’an! Pourtant c’est bien ce que ça prendrait, une baisse de la consommation pour que l’inflation diminue de manière assez significative pour que la Banque du Canada cesse ses hausses et qu’on puisse penser à une éventuelle baisse des taux d’intérêt. Et ça ne prendrait probablement pas une grosse baisse des taux pour que l’immobilier reparte de plus belle.

 

Quelques signes que le ralentissement économique n’est pas si rapide

  • Le chômage au Canada en novembre a baissé de 0,1% et demeure bas à 5,1%
  • L’inflation en novembre reste stable à 6,9%  
  • Le Vendredi fou a encore été fou! Les ventes ont même augmenté aux États-Unis et au Canada.

 

La Banque préfère perdre de l’argent que perdre son combat contre l’inflation

Pour la première fois depuis sa création il y a 87 ans, la Banque du Canada finit un trimestre à perte et elle n’est pas petite. 522 millions au troisième trimestre. Ce qui aura pour conséquence une perte pour le Gouvernement qui récolte chaque année autour d’un milliard des profits de sa banque centrale. Rassurez-vous, notre banque est loin de la faillite.  Après une période de pertes, la Banque du Canada retrouvera un bénéfice net positif. Ça montre à quel point la situation économique actuelle est exceptionnelle.   

Quelques records qui montrent la singularité de la période économique que nous vivons

    • Premier déficit de la Banque du Canada depuis sa création.
    • Plus longue série de hausses du taux directeur depuis la création de la banque
    • En novembre, le Québec à enregistré le plus bas taux de chômage de son histoire à 3,8% seulement.

 

L’immobilier en recul, mais déjà prêt à rebondir

Les ventes d’immeubles d’habitation ainsi que celles des copropriétés de condos ont baissé de 34% en 2022. Quant aux ventes de maisons unifamiliales, elles ont baissé de 18%. De toute façon, les prix étaient rendus trop cher et c’est ce qui fait que des taux hypothécaires relativement bas malgré les augmentations ont réussi à ralentir le marché surtout pour ce qui du nombre de ventes, car les prix sont encore passablement élevés.  Selon plusieurs analyses, les prix devraient baisser un peu plus en 2023 et les hausses de taux ralentir et peut-être même diminuer. Considérant la demande de logement qui ne devrait pas diminuer. Le marché pourrait reprendre assez rapidement.

 

Conclusion

Il y aura fort probablement une autre hausse de taux après la prochaine rencontre de la banque du Canada le 7 décembre. Une hausse moins grande, sans être la dernière pour autant. Les réunions de la Banque du Canada 2023 sont maintenant annoncées sur notre site. Parmi ces rencontres, au moins une pourrait annoncer le mouvement de baisse, en tout cas, on l’espère.

 

On ne s’en est pas vanté, mais nos taux peuvent être garantis jusqu’au 1er juin 2023

Pouvoir garantir les taux dans le contexte actuel est une option plutôt difficile à trouver. Chez Performance hypothécaire, nous pouvons l'offire depuis un bout de temps déjà. Une option que nous proposions à nos clients sans l’annoncer sur notre site Web. C’est maintenant fait! Si vous avez des projets immobiliers, appelez-nous.

 

 


 

Une hausse du taux directeur de seulement 0,5 % ?

Hausse du taux directeur octobre 2022

26 octobre 2022

À l’approche de l’Halloween, c’est assez pour faire peur à plusieurs consommateurs. Si vous avez à demander un prêt hypothécaire ou tout autre type de prêt, 0,5% c’est une grosse augmentation. Surtout qu’il s’agit de la 6e hausse consécutive du taux directeur au Canada. Le but de la Banque du Canada avec toutes ces hausses est justement de ralentir la consommation en espérant que l’inflation élevée continue à diminuer. Selon les prévisions de plusieurs économistes, la dernière baisse de l’inflation était assez minime pour que la Banque annonce aujourd’hui une augmentation de 0,75 %, on vient donc de gagner un peu. Dans notre dernière tendance, nous y étions allés de la prévision à 0,5 % et on y expliquait les pourquoi qui s’avèrent plutôt vrais à la lecture de la décision d’aujourd’hui. Il y a tout de même de bonnes nouvelles à prendre de cette décision et voici quelques remarques sur l’optimisme de la Banque du Canada à propos de l’économie canadienne. Est-ce la fin du plus grand cycle de hausses de l’histoire de notre Banque centrale?

 

Non, ce n’est pas la fin de la hausse des taux d’intérêt.

Même si la Banque du Canada pense qu’on est sur la bonne voie pour ce qui est du combat contre l’inflation, car elle « devrait baisser à l’échelle du globe», « Le Conseil de direction s’attend à ce qu’il soit nécessaire d’augmenter (encore) les taux d’intérêt. Le moment et le rythme des hausses seront guidés par l’engagement de la Banque à atteindre la cible d’inflation de 2 %. »  En précisant que « l’inflation mesurée par l’IPC baisse à mesure que les taux d’intérêt plus élevés aident à rééquilibrer l’offre et la demande. » Et sur une note plus optimiste, que « La phase actuelle de resserrement arrivera à fin. Bientôt, mais pas tout de suite. »

 

Les prévisions de la Banque du Canada (octobre 2022)

  • La croissance du PIB mondial se modérera, passant de 6¾ % en 2021 à environ 3½ % en 2022 et 2023.
  • L’économie canadienne affichera un taux de croissance de 4 % en 2022 et d’environ 3½ % en 2023.
  • L’inflation mesurée par l’IPC devrait descendre à environ 3 % à la fin de 2023, puis retourner à la cible de 2 % à la fin de 2024.

 

Le marché immobilier préoccupe la Banque du Canada… ou pas.

Le marché immobilier ne semble pas au cœur des préoccupations de notre banque centrale comme on le souhaiterait. Dans sa toute dernière déclaration sur la politique monétaire d’octobre 2022, on ne retrouve que ce passage :

« Le taux directeur plus élevé commence à freiner la demande. Les hausses de taux hypothécaires ont contribué au ralentissement marqué de l’activité dans le secteur du logement, qui avait atteint des niveaux insoutenables. Et les dépenses en biens des consommateurs et des entreprises se modèrent. Cela a fait diminuer les prix des logements et exerce une pression à la baisse sur les prix des biens. »

La banque voit donc d’un bon œil la hausse des taux hypothécaires. On aura évidemment quelques bémols dans notre dossier sur l’immobilier au Canada.

 

Conclusion

Si la Banque du Canada n’annonce pas la fin du cycle des augmentations aujourd’hui, elle prédit que c’est pour bientôt. Entre-temps, on peut commencer à espérer des augmentations moins prononcées. Quelques 0,25% et peut-être même des statuquos pour les décisions à venir.

 

 


 

Est-ce que la baisse de l’inflation nous laisse entrevoir la lumière au bout du tunnel?

 La lumière est la fin de l'inflation ou le train de la récession?

19 octobre 2022

Bonne nouvelle, l’inflation à encore baissé en septembre au Canada pour atteindre un taux d'inflation annuel de 6,9 ​​% selon Statistique Canada. Une troisième baisse mensuelle consécutive qui semble aller dans le bon sens et pourrait nous laisser entrevoir la lumière au bout du tunnel. Par contre, cette baisse est moins importante que ne l'avaient prévu de nombreux économistes avec leur prévision de 6,7%. Du côté étasunien, personne n’a pu se réjouir de la baisse de l’inflation dans leur pays tant celle-ci était mince, seulement 0,1%. Passant d’un taux d’inflation de 8,3% à 8,2%. En fait à court terme les nouvelles économiques ne sont pas si bonnes et cette lumière au bout du tunnel que l’on entrevoit pourrait bien être celle d’un train qui fonce sur nous… la récession. En ce qui nous concerne à court terme, il est difficile de croire que la Banque du Canada agira autrement que par une autre hausse du taux directeur la semaine prochaine (26 octobre). Voici quelques encouragements pour l’avenir économique et quelques points qui pourraient nous mener à une récession.

 

L’inflation devrait continuer sa descente et on pourrait bien se rendre au bout du tunnel

Les problèmes de chaîne d'approvisionnement s'atténuent et devraient aider à faire baisser l’inflation de manière plus significative. En effet, il a bien quelques signes précurseurs que les facteurs du côté de l'offre influencent les prix à la consommation à la hausse et semblent s'atténuer, ce qui devrait être de bon augure pour la lutte de la banque centrale contre la flambée des prix. Les moyens dont les banques centrales comme la hausse du taux directeur ont plutôt une influence sur la demande et vivaient jusqu’ici des problèmes d’inflation reliés à l’offre. Si les problèmes de l’offre s’amoindrissent, les efforts des banques centrales pourront enfin avoir un impact positif.

De nombreux économistes prédisent que le taux d'intérêt de la Banque du Canada devrait culminer à 4 %. De sont coté  l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit plutôt qu’il devrait atteindre un taux de 4,5 % en 2023.

 

Cette lumière qui pourrait être le train de la récession.

Si le cycle des hausses de taux le plus agressif jamais réalisé par la banque centrale du pays ne réussit pas à diminuer l’inflation autant qu’on ne l’espère, ils refroidissent  tout de même les marchés de l'habitation et de l'emploi au Canada, ce qui pourrait accélérer l'arrivée d'une récession l'année prochaine. Une inflation toujours plus tenace que prévu comme c’est le cas pour les prévisions qui avaient été faites en août et septembre pourrait encore entraîner de nouvelles hausses du taux directeur après celle prévue le 26 octobre. La continuité de ce cycle de hausse entraînerait  une baisse potentiellement plus importante de la consommation des ménages pour en venir à une récession plus formelle en 2023. Une récession plus ou moins courte selon votre secteur d’activités.

D’un point de vue extérieur, L'OCDE réduit ses prévisions de croissance mondiale et de croissance du PIB du Canada pour 2023, de 0,6 % et 1,1 %, respectivement. Il s'attend maintenant à un taux de croissance mondiale de 2,2 %, au lieu des 2,8 % plus optimistes qu'il avait annoncés en juin dernier, et à un ralentissement de la croissance du PIB canadien à 3,4 % cette année et à 1,5 % l'année suivante. Il a averti que l'inflation pourrait pousser les grandes économies dans la récession dans son dernier rapport économique intitulé "Payer le prix de la guerre".

 

Conclusion

La Banque du Canada fera probablement passer son taux directeur de 3,25% à 3,75% pour faire reculer l’inflation mercredi prochain 26 octobre. Les taux hypothécaires suivront le mouvement et on ne peut que prédire une baisse des transactions dans le marché immobilier. Si une éventuelle récession est encore évitable selon certains, il y aura au moins un ralentissement de l’économie canadienne dans les mois à venir. C’est ce qu’annonce la ministre canadienne des Finances, Chrystia Freeland: « Notre économie va ralentir. Plusieurs personnes vont voir leurs paiements hypothécaires augmenter. Les affaires ne seront plus aussi bonnes que depuis le déconfinement. Et le taux de chômage ne sera plus à un creux historique. » En précisant que ce sera de courte durée. Jusqu’ici c’est surtout le milieu hypothécaire qui paye le prix du combat à l’inflation, mais il se montre plus résilient qu’on pourrait le croire.

 

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